De passage dans la capitale de la bande dessinée, détour obligatoire par la programmation Jeunesse de son Festival.
Angoulême n’oublie pas ses jeunes lecteurs. Le Festival international de la bande dessinée, organisé du 26 au 29 janvier, dispose d’un quartier entier pour les enfants. Pendant quatre jours, tout un secteur de la ville se transforme en un espace récréatif où se tiennent des activités ludiques, des projections de films d’animation, des rencontres. Outre l’exposition « L’ours Barnabé », le personnage rêveur créé par Philippe Coudray, souvent étudié en primaire, des ateliers sont dispensés par des jeunes auteurs, comme Mathilde Domecq, Vincent Caut ou Bruno Bessadi, pour enseigner les ficelles du neuvième art aux passionnés de phylactères. Le Journal de Mickey, de son côté, se penche sur la création de badges ou sur l’art de la conception d’une couverture. Victimes de leur succès, ces leçons, dont les places sont limitées, croulent sous la demande. Il est plus sage de réserver.
Ce n’est pas tout : Quartier Jeunesse rime aussi avec rencontres. Les auteurs de la compétition officielle viennent échanger avec les enfants autour de leur travail. « Nous donnons aux artistes une palette graphique dans le cas où ils décideraient de dessiner pendant leur intervention », précise Ezilda Tribot, responsable du Pôle Jeunesse de la manifestation. Un coin lecture, dédié à la découverte, met d’ailleurs les albums du palmarès officiel à la disposition du jeune public. Vingt œuvres issues d’univers variés : du roman graphique au manga, en passant par la bande dessinée classique franco- belge. L’occasion de se familiariser avec le lauréat du Fauve Jeunesse (meilleur album), décerné par un jury de 8 à 12 ans le premier soir du Festival.