Dans la cité de Pierre Larousse

23 mai 2011   •   Aucun Commentaire   

La ville de Toucy, où est passé le Camion des mots les 23 et 24 mai, est le lieu de naissance de l’auteur de la bible du savoir. L’occasion de découvrir les dessous de la fabrication d’un dictionnaire.

Couverture de la centième édition du dictionnaire LarousseUn dictionnaire a une vocation sociale et humaniste. En suivant l’héritage des Lumières, Pierre Larousse (1817-1875) a conceptualisé un livre qui donne accès à la culture à partir d’un mot et de sa définition. « À la différence d’une encyclopédie qui suppose un socle de connaissances préalables, le dictionnaire permet de se constituer progressivement une pelote de savoirs », explique Jacques Florent, directeur éditorial des dictionnaires de la langue française aux éditions Larousse. Mais la langue ne cesse de s’enrichir de termes nouveaux, insufflés de manière spontanée par les locuteurs (journalistes, poètes, écrivains) ou créés spécifiquement pour désigner les innovations techniques.

Le dictionnaire doit être le reflet d’une langue en perpétuelle évolution. « La formation de néologismes peut être intuitive ou raisonnée, indique Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France. À l’apparition de l’ordinateur, par exemple, c’est le philologue Jacques Perret qui a inventé son nom. Pour suivre les mutations linguistiques, une équipe de rédacteurs se charge d’éplucher la presse pour récolter les néologismes – les sens et les mots inédits. Tous les quinze ans, le Petit Larousse fait une refonte complète pour revoir toute la nomenclature et déceler les termes caducs. Mais on ne peut jamais prédire la bonne fortune d’un nouveau mot.

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