Philippe Lavaud: « la BD est le miroir de la réalité »

23 janvier 2012   •   Aucun Commentaire   

Le maire d’Angoulême parle de son goût pour la bande dessinée à l’approche du Festival international de la bande dessinée le 26 janvier.

Philippe Lavaud, maire d'Angoulême

Pourquoi inviter le Camion des mots dans votre ville ?

L’animation est complémentaire de nos politiques de lecture publique avec, en tête, les Editions singulières. Des regards croisés sur le monde littéraire délivrés par notre réseau de bibliothèques à travers des animations variées, toujours dans un souci de transversalité. Nous travaillons aussi à l’éveil de l’esprit critique des plus jeunes avec le festival « Petites oreilles en goguette » qui propose 26 rendez-vous autour du livre, des lectures de contes ou des projections. Car le cinéma constitue aussi un excellent moyen d’aborder la littérature.

Votre ville est la capitale de la bande dessinée. Le neuvième art est-il aussi un bon moyen d’accéder à la littérature ?

Absolument. Les premières œuvres littéraires associaient déjà texte et graphisme à l’aide de l’enluminure. La bande dessinée est la continuité de ce geste. Miroir de notre histoire, elle témoigne d’une réalité. A l’Université, nous devions lire Lucky Luke pour comprendre la conquête des Etats-Unis, par exemple.

Quelle est votre bande dessinée préférée ?

Je suis fan de la série Philémon, de Fred. J’ai absolument tout lu et j’attends son prochain album avec une impatience non dissimulée. Philémon est onirique, métaphorique et ses textes révèlent un pouvoir sémantique puissant. Je suis aussi féru d’Astérix. De Lucky Luke, évidemment. J’adore le monde des ouvriers de Baru, qui avait présidé la dernière édition du Festival d’Angoulême. La bande dessinée est très riche, elle couvre tout le champ de la littérature.

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